Mesurer et prédire les états physiologiques et cognitifs, tels que la somnolence et le stress au volant d’un véhicule, afin d’améliorer la sécurité. C’est l’une des ambitions poursuivie par la société technologique Phasya. Cette spin-off de l’Université de Liège (ULg) a été créée fin 2014 à la suite de travaux de recherche supervisés depuis plusieurs années par le Professeur Jacques Verly. Aujourd’hui, Phasya est dirigée par Jérôme Wertz, ingénieur ingénieur industriel diplômé de l’Institut Gramme, et Clémentine François, docteur en sciences de l’ingénieur de l’ULg (voir notre photo). L’entreprise emploie six personnes.

Le logiciel développé par Phasya permet d’améliorer la sécurité dans le transport et, plus globalement, l’industrie. Il peut aussi être utilisé dans d’autres applications comme le diagnostic médical, le jeu vidéo ou la formation. Ce logiciel est basé sur l’analyse de données du corps humain (rythme cardiaque, mouvements de l’oeil, etc.) fournies par différents capteurs tels que des caméras ou des montres intelligentes. Le premier produit de Phasya est un logiciel de mesure de la somnolence à travers l’analyse d’images de l’oeil. Il a déjà fait l’objet de premiers contrats, notamment dans le secteur automobile (Citroën, DS, Opel, Peugeot). Il est capable de détecter les premiers signes de somnolence d’un conducteur et donc de réduire le risque d’endormissement au volant.
Phasya a annoncé, ce lundi matin, avoir levé 967.000 euros en capital auprès de plusieurs investisseurs privés et publics. Le fonds SCALE I (Be Angels), le fonds W.IN.G (SRIW), Meusinvest et Gesval (société de valorisation de l’Université de Liège) ont participé à l’opération. Les investisseurs ont été convaincus par le potentiel international de la société. « Cette levée de fonds, explique à La Libre Jérôme Wertz, co-fondateur et CEO de Phasya , va nous permettre d’augmenter notre force commerciale et notre visibilité sur le marché international. Elle va aussi financer le développement de nouvelles fonctionnalités pour notre logiciel ». Il s’agit de la troisième levée de fonds réalisée par Phasya. La société avait levé 115.000 euros lors de sa création, en décembre 2014, et 336.000 euros deux ans plus tard.
 
« Nous avons maintenant tout en main et en particulier une équipe compétente et motivée pour démontrer le potentiel technologique de Phasya sur le marché », se réjouit Clémentine François, Chief Scientific Officer et co-fondatrice. « Phasya, prolonge M. Wertz , a l’ambition de révolutionner la manière dont les personnes interagissent avec des équipements et du contenu en proposant des solutions innovantes. Notre priorité est le marché « safetytech » sur lequel nous ciblons des applications pour améliorer la sécurité dans le transport et l’industrie ». Le positionnement unique de Phasya, associé à l’expertise de l’équipe et l’obtention de plusieurs contrats, ont été des éléments clés pour convaincre les investisseurs.